28 novembre 2008

La folie des noirceurs.



D'un mouvement abyssal, on entre dans la ronde funèbre. Le Spleen alimente ce cercle, qui fait silencieusement couler, et toucher le vide. On a pas de frein. On ne voit plus les mains. Plus suffisament de force et d'espoir pour percer cette couverture noire. Elle nous enserre, nous étouffe, nous broie. C'est d'abord la fausse douceur d'une liberté imaginée, de l'inconscience nonchalante. Un leurre. Car la mécanique machiavélique ne cesse jamais. Enrolé dans cette machine infernale, le retour en arrière semble insurmontable. Les sourires deviennent automatiques, symétriques. Tel un mauvais comédien, on se persuade que l'impensable ne pénétre pas notre âme. Oh non, jamais. La Lumière, peu à peu ternie, s'éloigne puis s'oublie. Le fade s'installe et les saveurs s'effacent. Il ne reste qu'un goût acide. L'acidité brûlante du poids des regrets et de la culpabilité.



3 commentaires:

Imagine. a dit…

Spoon.

Tu ecris si bien.

Tu me retournes l'estomac.

On est trop pareille. Jusqu'au fond

de nos petits coeur.

J'espère que ce Spleen nous quittera.


Je t'aime.

Lux. a dit…

T'es une chouette fille Utopia.

Le peu que je connais de toi, je l'apprecie. Vraiment.

Tetra a dit…

Je reprend ce qu'on dis les filles.
Tu es une personne que j'aimerais connaitre IRL.

PS: Coup de cœur pour la pix.