04 avril 2010

Saoule d'inertie, saoule de douleur, saoule de ce Crémant d'Alsace.
Il me reste encore un tiers de la bouteille à liquider.
C'était ça ou les lames et les larmes.

Toute motivation implose puis retombe comme un soufflé au fromage.
Je crois que ça va aller et tout s'écroule tel un château de cartes.

J'étouffe, j'aimerai me détacher de moi même pour de bon.
Cette peau ne me convient pas, ce corps là ne devrait pas être.
.
Existence Indécente.


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Boire est parfois le seul moyen permettant de nous ramener à ce qui résidait autrefois. Pour tout faire sortir, une fois pour toute, même si ça ne fonctionne pas... Essayer coûte que coûte, quitte à gire sur le parquet froid au petit matin, au fin fond des effluves dégueulasses. Peu importe. Quelque part, c'est peut être l'unique moyen de ne pas oublier.

Slytha a dit…

Justement, je pense que c'est l'oubli éphemère, c'est pire que tout. Ca éloigne, retarde. Mais j'essaye de ne plus tomber dans les Paradis Artificiels, ça m'a bousillé assez de neurotransmetteurs.


Merci pour tes mots.